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Un départ fulgurant pour l'estimation du potentiel de travail

Un départ fulgurant pour l'estimation du potentiel de travail

 Un départ fulgurant pour la nouvelle mesure dans le cadre de la politique de retour-au-travail :             24 000 demandes de potentiel de travail en quatre mois.

Les quatre premiers mois de l’obligation de demander une estimation du potentiel de travail dans le cadre de la nouvelle législation « TRI 3.0 » montrent un début particulièrement fort. Depuis le 1er janvier 2026, les employeurs doivent demander à leur service de prévention une estimation du potentiel de travail pour chaque travailleur en incapacité de travail depuis au moins huit semaines.

Le secteur des services de prévention externes a reçu pas moins de 24 000 demandes au cours de cette courte période (du 1er mars au 30 juin). Un chiffre élevé, d’autant plus qu’il s’agit d’une obligation légale entièrement nouvelle pour les employeurs.

Une approche standardisée, clé du succès

Selon Hanne Sanders, directrice de Co-Prev, cet afflux important n’est pas le fruit du hasard. Elle souligne que les services de prévention, tant internes qu’externes, ont opté, en collaboration avec le SPF ETCS, pour une méthode de travail standardisée et transparente, également disponible sur le site web du SPF.

  • Méthode de travail standardisée — cela garantit un processus pratique et efficace, dans le cadre duquel l'estimation est réalisée de manière objective et cohérente.
  • Une communication claire — tant les services de prévention, avec le soutien des secrétariats sociaux, que le SPF ETCS ont activement contribué à une communication claire et en temps utile concernant la nouvelle obligation des employeurs.

Hanne Sanders souligne que cet effort conjoint a été crucial pour permettre aux employeurs de s’adapter rapidement à cette nouvelle mesure.

Encore une marge de progression pour les PME 

Le Dr An De Roeck, présidente de la Commission Surveillance Médicale de Co-Prev, estime que, malgré le nombre élevé de demandes, il existe encore une marge de progression et d’optimisation du processus. C’est surtout dans les secteurs comptant de nombreuses petites entreprises que la mise en œuvre n’a pas encore atteint sa pleine vitesse de croisière et que le nombre de demandes pourrait être plus élevé. Nous devons donc redoubler d’efforts pour informer les employeurs afin que leurs travailleurs puissent bénéficier d’un accompagnement optimal lorsqu’ils sont en mesure de reprendre le travail.

Par ailleurs, des informations supplémentaires sur la cause de l’incapacité de travail (diagnostic connu) et un accès ciblé à eHealth pourraient considérablement renforcer le processus.

Un véritable tour de force réalisé en un temps record

Selon Hanne Sanders, la mise en œuvre du TRI 3.0 a constitué un véritable tour de force. En l’espace de quelques mois, tous les services de prévention ont dû adapter leurs processus, leurs systèmes informatiques, leurs formations et leur collaboration interne à une mission entièrement nouvelle.

Le fait que cela ait été couronné de succès et que le secteur ait traité 24 000 demandes au cours de ces premiers mois témoigne, selon elle, du professionnalisme et de la réactivité des services de prévention externes.

Évaluation approfondie en 2027

Une évaluation plus approfondie de la mesure est prévue en 2027. Elle portera notamment sur la qualité des estimations, la charge administrative, l’impact sur la réintégration ainsi que les expériences des employeurs et des travailleurs.

Co-Prev continuera, en collaboration avec le SPF ETCS et d’autres parties prenantes, à s’engager en faveur d’une approche qualitative de toutes les missions relevant de la politique de retour au travail.